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La musique d'ascenseur
(Paroles et musique Jean Bériac)
Dans les supermarchés, il y a de la musique,
Comme dans les prisunics,
et dans les ascenseurs
J'appelle ça " la musique d'ascenseur "
La musique d'ascenseur,
celle qui fait pleurer ma soeur
Quand elle a des peines de coeur
Dès que le disque se dévisse,
elle croit voir la photo d'Elvis
Un peu de gomina qui coule,
et ses deux lèvres qui roucoulent
" I love you " " I love you "
ça lui apprend l'anglais ma soeur, la musique
d'ascenseur
Dès qu'elle a un peu de chagrin,
elle rentre dans un magasin
Elle écoute la musique d'ascenseur,
Qui l'entraîne, ravie,
sur un remake d'Albinoni
Jusqu'au rayon des sucreries
Elle voit derrière la vitrine
Tous les gâteaux qui lui font signe
Les choux à la crème s'agitent,
Les doigts des petits Lu l'invitent
" I love you " " I love you "
ça la fait pas maigrir ma soeur, la musique
d'ascenseur
Elle entasse dans son chariot, jusqu'aux étoiles
tout là haut
Elle écoute la musique d'ascenseur,
Elle se prend pour Sissi, l'impératrice des bergères
De nos boites de camembert.
Quand elle arrive pour payer
Y a le sourire du caissier
Le patron lui fait les yeux doux
Mais il crie à ses petits sous
" I love you " " I love you "
ça pourrait donner mal au coeur, la musique
d'ascenseur.

le transsexuel européen
(Paroles et musique Jean Bériac )
J'ai manqué, comme vous, le transibérien
le samovar d'argent, le dernier acajou des trains
les longues dames blanches, que l'on aimait de loin
que l'on suivait de loin, que l'on aimait de loin
Mais nos amours basculent, et nos caresses changent
un garçon vous regarde comme une femme étrange
on frôle l'inconnu du coeur au bout des doigts
et pour se rassurer, on tripote n'importe quoi.
J'ai manqué, comme vous, le transibérien
je voudrais pas manquer le transsexuel européen
Je la croyais du lion, elle m'a dit de la lionne
ses cheveux étaient blonds, mais coiffés en garçonne
c'était presque un garçon, c'était presque un jeune
homme
et je trouvais ça bien, et moi je l'aimais bien
Elle a le regard froid des femmes qui dominent
comme une ombre légère en dessous des narines
une sorte de mec, avec de la poitrine
mais pas la poitrine aux hormones, celle qui va si bien aux hommes
J'ai manqué, comme vous, le transibérien
je voudrais pas manquer le transsexuel européen
Elle gagne plus que moi, et parfois ça me vexe
je perd les colonies, le pouvoir et le sexe
je la voyais encore faire son numéro
aussi intelligent que moi, devant les conseils généraux
les hommes l'applaudissent, l'entourent et s'embrouillent
bravo c'est un vrai mec, cette femme à des couilles
et les mêmes le soir font réchauffer les nouilles
parce que madame est sortie, qu'il faut faire dîner les petits
J'ai manqué, comme vous, le transibérien
je voudrais pas manquer le transsexuel européen
J'ai appelé au secours les nouveaux philosophes
et conseillé par mes copains du nouvel Obs
je lui dis chaque soir qu'on peut vivre autrement
et que la réussite, ce n'est plus tellement important
j'ai droit aux bras d'honneur, et aux coups de baguette
puis on se distribue à nouveaux les braguettes
elle m'embrasse et s'en va se lover dans son coin
et pendant plus d'une heure, va donner des caresses au chien
chacun de nous s'endort dans ses rêves étranges
on se prend à caresser le sexe des anges
moi, une fois de plus je repars à San Francisco
c'est le seul pays ou les femmes sont beaux
la gomme à effacer le temps
(Paroles et musique Jean Bériac )
Vous les inventeurs d'aspirine,
vous les ingénieurs à remonter le temps
fabriquez donc, dans vos usines,
la gomme à effacer le temps
pour nos parents,
qui regardent tomber les ans
j'irais les voir chaque printemps,
je gommerais les cheveux blancs
pour nos amis,
qui arrivent essoufflés à ma porte
car ils ne fument pas de main morte
je gommerais les poumons gris
sur mon visage, dans la glace,
j'aperçois déjà les rides de mes parents
une pour papa, une pour maman
oui ce sont les rides du temps
avec la gomme
on effacerait tout ce qui colle à notre peau depuis l'école
on se retrouverait enfant
et notre coeur, qui se cabosse avec le temps
de bleus de toutes les couleurs
on s'en referait un tout blanc
je me souviens, elle ressemblait à Marylin,
et moi j'étais plutôt Charlot débutant
elle m'a prêté, comme une gamine,
sa gomme à effacer le temps
quand je la prend,
elle a la pâleur d'un Chaplin,
et les rondeurs de Marylin,
la gomme à effacer le temps
selon le temps,
elle fait débuter Chaplin,
ou se réveiller Marylin,
la gomme à effacer le temps.
Le tango du métro
(Paroles et musique Jean Bériac )
Ah, si on nous jouait des tangos dans le métro
avant le boulot, on pourrait faire une danse
deux ou trois petits tours, on serait en forme pour tous les jours
Si on nous jouait des tangos dans le métro
On pourrait au matin blême demander des cafés
crème
Pour donner un peu d'entrain aux musiciens
Puis vers neuf heures moins le quart des employés goguenards
Porteraient dans leur chapeau des croissants chauds
On pourrait faire une danse, entre deux correspondances
On verrait les contrôleurs, se déguiser vers cinq heures,
en séducteur
Les femmes aux yeux de biche, les nounouches et leur
caniche
Déserteraient les beaux quartiers, pour venir prendre sur le quai,
un petit café
au lait
Ah, si on nous jouait des tangos dans le métro
avant le boulot, on pourrait faire une danse
sauf les épiciers qui marchent à pied et les marchands qu'ont
jamais le temps
tout le monde serait bien portant
mais un chef de train magique, emporté par la
musique
oubliera de mettre son frein porte de pantin
on filerait dans la campagne vers nos châteaux en Espagne
on se roulerait toute la journée dans les prés
comme on est pas des gens tristes, on emmènerait
un artiste
qui ferait pleurer au dessert, en nous lisant comme des vers , les horaires
mais pour gagner la capitale, on devrait sous les étoiles,
pousser le métro en rentrant, car on nous aurait sûrement
coupé le courant
Ah, si on nous jouait des tangos dans le métro
avant le boulot, on pourrait faire une danse
sauf les croque-morts qui ont le transport au frais du mort
ceux qui voudraient pourraient perdre leur ventre
même les épiciers qui marchent à pied et les marchands
qu'ont jamais le temps
tout le monde serait content
les commerçants seraient de plus en plus gros, les ouvriers de
plus en plus beaux si on nous jouait, des tangos dans le métro.
Le Q.I
(Paroles et musique Jean Bériac )
Le Q .I, c'est le quotient intellectuel
C'est la quantité de cervelle
qu'on t'a donné quand tu étais petit
Ton Q.I, c'est ton petit pot de confiture,
et l'inspecteur de la culture mesure
jusqu'où on l'a rempli
A l'école, si t'a un grand Q.I
t'aura un grand bol toute ta vie
pas de bol, si t'as un petit Q .I
tu vas te le traîner toute ta vie
Mais
y a pas que le Q.I, y a pas que le Q.I,
y a pas que le Q.I dans la vie
Il y a aussi, celui qui sait le nom des fleurs, et des parfums et des
couleurs
Et je réponds, à l'inspecteur d'académie,
parle à mon Q.I, ta tête est malade
y a pas que le Q.I, y a pas que le Q.I, y a pas que le Q.I dans la vie
y a aussi, y a aussi, la psychologue de l'embauche
c'est peut être parce qu'elle est moche
qu'elle gagne sa vie avec son Q .I
aujourd'hui, malheureusement où que l'on aille
si tu veux trouver du travail, faut encore montrer ton Q.I
S'il est petit, tu as quand même le choix entre
la pelle et la truelle
Mais en amour tu es quand même le roi, priorité aux travailleurs
manuels
Mais
y a pas que le Q.I, y a pas que le Q.I,
y a pas que le Q.I dans la vie
Il y a aussi, celui qui sait le nom des fleurs, et des parfums et des
couleurs
Et je réponds au psychologue,
pose ton Q.I sur la commode
y a pas que le Q.I, y a pas que le Q.I, y a pas que le Q.I dans la vie
Sainte Claude
(Paroles et musique Jean Bériac )
La manif' a été tranquille,
et d'une certaine tenue,
mise à part quelques imbéciles,
portant des culottes fendues.
On a rangé nos soutien-gorges,
les banderoles de dentelles
les bas à résille de Georges,
nos jarretelles.
Une adorable épicière venait d'être canonisée,
ça nous fait la première paire de seins dans le calendrier
deux sainte Claude, on a une deuxième Claude,
l'une enlaçait les malheureux et l'autre à défait
tant de noeuds
priez pour notre sainte Claude, on l'appelait madame Claude
pas des'intéresse de Lisieux, elle est un peu chère à
mes yeux
Devant ces kilos de tendresse,
où le prix n'est pas effacé
des milliers de paires s'affaissent
et s'agenouillent tout entier
parle moi un peu ça me manque
laisse moi te regarder les yeux
caresse mes billets de banque
et mes cheveux
ma femme s'appelle Denise,
elle a prit de l'autorité,
la conversation s'amenuise
elle grossit aux PPT
Oh Sainte Claude, il s'en va prier Sainte Claude
Puis il rentre se réfugier dans son fauteuil pour fumer
Les belles pipes de Saint Claude, après celles de Madame Claude,
c'est parfois dur à avaler cet argent qui part en fumée
Dans le Gault et Millaut du sexe,
j'ai rien vu pour les émigrants,
dans leur petit boui-boui du reste
c'est souvent à moins de vingt dents.
Alors ils s'en vont en ballade,
les mains dans les poches trouées,
Séduire une poupée gonflable,
et l'emmener.
Pour eux, y a pas de Saint Sulpice,
ni de maisons de rendez vous,
ces maisons aux chaudes pelisses
que n'attrape jamais la police
Oh Sainte Claude, arrangez tout ça Sainte Claude,
et j'irais vous prendre la main pour attraper mon dernier train
mon dieu pardonnez nos faiblesses
ces petits retards de tendresse
et il nous mettra tous les deux
encore dans le wagon de queue
L'Airbus de Paris - Montpellier
(Paroles et musique Jean Bériac)
J'ai revu mes copains, en rang, comme à l'école
ils attendaient l'airbus de Paris Montpellier.
Ils portaient des cartables, et le même uniforme,
et ils se bousculaient pour être les premiers.
J'ai revu mes copains dans ce même uniforme
qu'il avaient revêtu comme par nostalgie
peut être pour l'usage, sans doute pour la norme.
Ils portaient ce jour là tous un costume gris,
c'étaient plus des cartables mais des attachés-case,
c'est ça qui les avait légèrement voutés,
la patte de Cardin ou la griffe d'Hermès
était pour quelques uns un peu lourde à porter.
J'ai revu mes copains, en rang, comme à l'école,
ils attendaient l'airbus de Paris Montpellier.
Ils portaient des cartables, et le même uniforme,
et ils se bousculaient pour être les premiers.
J'ai retrouvé Bruno, et sa mine prospère,
lui qui nous invitait chez lui tous les jeudis,
c'était pour s'entraîner à sa banque d'affaires
il nous battait déjà tous au Monopoly.
J'ai retrouvé René après Polytechnique,
il s'agitait toujours pour être interrogé,
il ouvre ses cahiers, il montre ses graphiques,
moi, c'est à moi, Monsieur, moi d'être PDG.
J'ai revu mes copains, en rang, comme à l'école,
ils attendaient l'airbus de Paris Montpellier.
Ils portaient des cartables, et le même uniforme,
et ils se bousculaient pour être les premiers.
J'arrive échevelé, dans cet avion d'affaires,
toute la classe est là et range ses affaires,
cette fouine d'Hervé va se plaindre au steward
c'est encore Bériac qui nous met en retard.
Je vais prendre ma place, au fond, comme à l'école
et l'avion s'endort, et la classe décolle...
je regarde à travers les hublots de l'airbus
la qualité des bleus des cumulo-nimbus,
je penche lentement ma tête vers l'arrière
et je tombe amoureux... de l'hôtesse de l'air.
Le chant des baleines
(paroles et musique Jean Bériac)
Quand la baleine coule, sous le harpon,
Quand je l'entends qui roule, le long du pont,
Je crie à perdre haleine, à mes copains,
Que meurent les baleines, et qu'on ne fait rien.
On a des piles un peu trop vieilles dans nos transistors,
Pour entendre le chant des baleines dans le grand nord.
Quand la baleine à bosse s'en va mourir
Pendant ce temps je bosse pour te séduire
T'offrir ces tas de crèmes, qu'elle a sous la peau,
Moi et la baleine, on n'a pas de pot.
On a des piles un peu trop vieilles dans nos transistors
Pour entendre le chant des baleines dans le grand nord.
La baleine ronronne, tout doucement
Avec ses deux cents tonnes, et ses mille ans,
Alors là je m'angoisse, comme un enfant,
Malgré sa peau qui poisse, je crie " maman ".
On a des piles un peu trop vieilles dans nos transistors,
Pour entendre le chant des baleines dans le grand nord.
Le vieux facteur
(paroles et musique Jean Bériac)
Il passait régulier, comme le calendrier, le vieux facteur,
nous apportant les lettres, depuis cent ans peut être, toujours
avec rigueur
on ne lui reprochait qu'un peu trop de bonté et trop de coeur
mais on lui pardonnait, car il était âgé, le vieux
facteur.
Un jour, il nous vint en retard
on était prévenus, les chouettes s'étant tues, il
y aurait un grain
mais lui, même sans s'émouvoir,
soulevant sa casquette nous distribua les lettres de l'an prochain
de l'an prochain
Méprise ridicule, ou erreur de virgule, on s'étonna,
non c'était le courrier qui devait arriver seulement dans douze
mois
ils seraient donc prévus, comme à la longue vue, nos heures
et nos malheurs,
on s'arracha les lettres, les plis et les gazettes, du vieux facteur,
Et puis, on lui fit une fête,
qu'il avait dû marcher pour avoir le courrier d'avance d'une année
mais lui, nous restait là tout bête
cherchant comment ses mains avaient pris le matin le courrier de demain,
le courrier de demain
La surprise passée, comme un amour d'été, on s'étonne
un brin,
il n'était pas si rose, l'avenir que proposaient tous les quotidiens,
car même à Dieu ne plaise, on n'est pas très à
l'aise en lisant le matin
en deux titres banals, sa mort dans le journal de l'an prochain.
Alors, on s'en prit au facteur
cet oiseau de malheur ne prévoyait que pleurs et nuages de pluie
et lui, comprenant son erreur,
sans faire ses bagages, jeta avant l'orage, sa casquette aux orties
sa casquette aux orties.
Enfourchant à l'antique sa vieille mécanique, le vieux facteur,
en suivant la grande ourse, il a repris sa course, de grand rouleur,
mais il s'est retourné au bout de 3 années, nous montrant
de la main
qu'il reviendrait peut être, nous remettre les lettres, de l'an
prochain.
J'ai failli épouser Maman
(Paroles et musique Jean Bériac)
Elle m'avait crié " fourchette "
je m'étais levé en riant
quand elle a commandé " assiette "
j'ai tendu la mienne en tremblant.
Puis elle m'a couché pour un rhume
c'est vrai, il faut être prudent,
puis elle a choisi mes costumes
comme l'aurait fait ma maman.
Enfin, j'étais très fier qu'elle ait autant de goût
et depuis, elle m'achetait tout,
mes cravates, ... mes savates
je n'osais pas sortir sans lui montrer avant
mes mimines, ... mes didines, ...
j'ai failli épouser maman.
J'étais peut être un saltimbanque,
c'était une fille à Stendhal,
faisant virer mon compte en banque
du rouge au noir sans une larme,
je pouvais être enfin malade,
quand on est marié on le peut,
pour se passer de la pommade
c'est vrai il vaut mieux être deux.
Enfin, j'étais heureux, et quand ce n'allait pas
je courrais, étouffer dans ses bras,
mes doudoutes, ... mes gougouttes
et j'allais retrouver tous mes bonheurs d'enfant
mes moumounes, ... ses doudounes, ...
j'ai failli épouser maman
Maintenant je cire mes godasses
ma chemise est parfois frippée
je m'habille chez Dégueulasse
quand ça me plait de m'habiller.
Je vis avec mes chiens
et le soir quelquefois
on se prend à regretter ce temps
des sousoupes, ... des doudoutes...
et l'on retourne encore pour retrouver maman,
mes moumounes, ... ses doudounes, ...
j'ai failli épouser maman
Le petit vélo
(paroles et musique Jean Bériac)
Je faisais par grand chose tout au long de la semaine
ya guère que le dimanche que je peux travailler
je cours les lapins des amours en flemme
et je pêche les grenouilles près des bénitiers.
On m'a toujours dit que j'avais la tête vide
j'y suis monté voir c'est bien poussiéreux
mais je viens d'y trouver dans un coin humide
pour me promener un truc merveilleux.
J'ai un petit vélo qui tourne dans ma tête
et qui ne veut jamais jamais s'arrêter
il est peint en joie comme un jour de fête
et il veut toujours, toujours m'emmener.
C'est un petit vélo qui est toujours en fête
et lorsque je veux partir me promener
je ferme les yeux, je penche la tête
et le petit vélo se met à tourner.
Un jour, il m'emmène à travers la campagne
un jour il s'arrête tout émerveillé
y avait une fleur en haut d'une montagne
et on restait là rien qu'à la regarder
Je roulai dans mes doigts mon petit béret timide
et on restait là rien qu'à la regarder
je savais pas quoi faire, je savais pas quoi dire,
lorsque tout à coup j'ai eu une idée
J'ai un petit vélo qui tourne dans ma tête
si vous voulez bien il va nous emmener
on fera tous les deux le tour de la planète
et plus loin encore si vous le voulez.
On a fait cent fois le tour de la terre
tous les deux perchés sur le petit vélo
on s'était juré pour ne pas se perdre
de fermer les yeux car on s'aimait trop.
Mais quand j'ai voulu regarder deux marguerites
près de mon petit vélo il n'y avait plus rien
je me suis retrouvé seul, tout seul et tout triste
et depuis ce jour là ça ne va plus très bien.
J'ai un petit vélo qui tourne dans ma tête
et qui ne veut jamais jamais s'arrêter
il est peint en triste comme un jour de fête
mais il ne veut jamais jamais m'emmener.
Et ce petit vélo qui tourne dans ma tête
j'ai dû taper dessus pour le démonter
je l'ai mis au garage de ma petite planète
attendant un ange pour le réparer.
Mais depuis ce jour là faut pas croire qu'il dorme,
car lorsque je rencontre une fleur d'été
sans que je dise rien les morceaux se recollent
et mon petit vélo se remet à tourner
J'ai un petit vélo qui tourne dans ma tête
...
J'ai un petit vélo qui tourne dans ma tête ...
Il répare des vélos à San Francisco
(paroles et musique Jean Bériac)
Comme il n'était pas sûr, en faisant polytechnique,
de faire baisser l'indice des prix,
le jour de l'examen il changea de tactique,
et il est resté dans son lit.
Il était devenu sensible à la critique,
sans rien nous dire il est parti,
quand je l'ai retrouvé, là-bas, en Amérique,
j'ai cru qu'il avait réussi...
On ne voit dans ses yeux
plus passer le métro
il répare des vélos à San Francisco
On ne voit dans ses yeux
plus passer le métro
il répare des vélos à San Francisco
Là-bas quand passe la dernière cadillac
on dit " tiens, voilà le plombier "
lui, au bout de deux heures, le travail le claque,
alors il ferme l'atelier.
Il va prendre la main d'une californienne
près de sa piscine corail
ils vont voir passer les baleines
et méditer sur le travail
On ne voit dans ses yeux
plus passer le métro
il répare des vélos à San Francisco
On ne voit dans ses yeux
plus passer le métro
il répare des vélos à San Francisco
Lui qu'on avait connu brillant comme un lézard,
et empoté de ses deux mains,
je l'ai vu cultiver quelques plantes bizarres,
qui le font voyager très loin.
On part dans son auto, on roule à ciel ouvert
sans s'arrêter pendant des heures
et l'on arrive enfin, au milieu du désert,
où les cactus sont en fleurs,
il raconte tout haut, les étoiles là-haut,
il répare des vélos à San Francisco.
La trottinette
(paroles Jean Bériac et musique Jean Bériac et Didier
Thibault)
Depuis que je suis tombé en faisant de la trottinette
et que je me suis fendu les deux dents de devant
j'ai beau rouler à gauche et marcher sur la tête
j'ai une chance qui me poursuit avec acharnement
Je ne me plains vraiment de rien, et surtout pas de mes voisins
j'ai trouvé un appartement, en dessous d'un type qu'est plein d'argent
j'habite en dessous c'est pas si bête
car il jette l'argent par les fenêtres
J'ai les dents de la chance
car depuis ma naissance
je fais de la trottinette
et avec un peu de chance
en faisant de la trottinette
on se casse une dent
devant
Avec cette veine de pendu, vous allez penser
Que j'ai sans doute à me plaindre de ma moitié.
Mais moi j'ai une femme si organisée
Que le dimanche elle met de l'ordre dans mon tiercé.
Mais malheureusement pour moi, elle est partie depuis 3 mois
partie pour m'acheter des chaussures, elle doit pas trouver ma pointure.
Aujourd'hui tout s'est arrangé,
on vient de m'écraser un pied.
J'ai les dents de la chance
car depuis ma naissance
je fais de la trottinette
et avec un peu de chance
en faisant de la trottinette
on se casse une dent
devant
Quand j'en ai eu assez de cette vie d'artiste
j'ai voulu me faire refaire la machoire complètement
j'ai décidé alors d'épouser une dentiste
en me disant qu'au moins je serais soigné gratuitement
au début tout allait bien, mais ce n'a pas été très
loin
j'ai bien vu au bout de deux mois, qu'elle était aussi judoka
car d'un coup de poing par devant
elle m'a cassé mes dernières dents.
J'ai pu de dents,
j'ai pu de dents,
j'ai plus mes dents de la chance
mais je fais de la trottinette
Violons et violoncelles
(paroles et musique Jean Bériac)
Ils ne résonnent pas, comme les violoncelles,
ceux qui n'ont qu'une corde, à leur petit violon,
pour entendre leur voix, il faut prêter l'oreille,
mais je crois qu'ils s'accordent, et qu'ils sont dans le ton,
les autres instruments peuvent jouer de plus belle
car ils font plus de bruit avec leur ventre rond,
ils ne résonnent pas, comme les violoncelles,
ceux qui n'ont qu'une corde à leur petit violon.
On dit que mon violon a l'âme trop fragile
qu'il change de couleur suivant l'air et le temps
moi je dis que son bois a grandi loin des villes
qu'il aimait à chanter aux caresses du vent
et l'on a beau me dire que son vernis craquelle
qu'il brille au dehors et qu'il n'est pas profond
ils ne résonnent pas comme les violoncelles
ceux qui n'ont qu'une corde à leur petit violon.
Je sais que bien souvent, les musiciens s'inquiètent
de voir leurs instruments s'éteindre tour à tour
les violons n'ont pas peur que leurs archets s'arrêtent
ils auront pour dormir un écrin de velours
car lorsqu'il faut chanter la plainte la plus belle
pourquoi vers les violons toujours se penche-t-on,
ils ne résonnent pas, comme les violoncelles,
ceux qui n'ont qu'une corde à leur petit violon.
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